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// Ancienne poste allemande

A l'époque où la traversée en bateau entre Douala et Hambourg durait plusieurs longues semaines, le service postal était alors, pour les fonctionnaires allemands détachés dans la colonie au service de l'Empereur, le seul lien avec leur pays et leurs familles.

La première poste allemande de Douala construite en 1895 était située non loin de l'actuel Hôtel de Ville, et fut transformée en tribunal de district en 1910.

La seconde poste, surplombant le Wouri, avec une vue imprenable sur la masse du mont Cameroun, et l'île de Fernando-Po plus au loin, agréablement exposé à la brise du large, est construite entre 1908-1910. Elle est beaucoup plus vaste que la première et comprend les habitations du Receveur, deses employés ainsi que les parties communes réservées au personnel indigène. C'est dans ce second immeuble des postes que sera installé le premier télégraphe, permettant d'accéder aux communications transatlantiques. L'îlot urbain ainsi constitué a été largement démoli en 2006.




// Arches de la mémoire

Le projet Douala, ville d'art et d'histoire consiste à baliser trente sites et bâtiments historiques de la ville de Douala, dans la période qui s'étend de la fin du XVIè siècle jusqu'à l'indépendance du Cameroun en 1960.

Le balisage de ces lieux, témoins du passé, s'effectue au moyen de mobilier urbain, les arches de la mémoire, dessinées par la designer Sandrine Dole. La forme utilisée évoque ces arches de palmes qui balisent traditionnellement l'entrée des lieux en fête au Cameroun. Ces arches, désormais faites de métal, sont autant de portes temporelles ouvrant vers un passé de résistances aux violences coloniales.

Les textes, inscrits sur des plaques de plexiglas et rédigés par les historiens Valère Epée, Lionel Manga et Blaise Ndjehoya, expliquent en français et en anglais (les deux langues officielles du Cameroun) l'histoire de ces sites et de la ville de Douala.

Actuellement Les arches du programme "Douala, Ville d'Art et d'Histoire" sont posées dans dix-huit sites de la ville :

Douze arches, implantées au quartier Bonanjo, retracent la mise en place des institutions judiciaires, pénitentiaires, commerciales et sanitaires, par les administrations coloniales successives(britannique, allemande et française), ainsi que le lignage des rois Bell.
Six arches, implantées au quartier Akwa, présentent l'introduction de la chrétienté au Cameroun, les bases de la construction urbaine de la ville de Douala et le premier hôpital public dédié aux indigènes.

Douze dernières arches restent à poser dans la ville.

Un projet soutenu par EED Bonn, et l'ambassade d'Allemagne à Yaoundé.