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// La Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul

Ce grand édifice est dédié à St Pierre et St Paul. Ses colonnes et coupoles lui donnent un air byzantin. Il possède également des éléments architecturaux néo-romans, notamment son porche. Deux clochers jumeaux encadrent la façade centrale. La cathédrale St-Pierre et St-Paul a été érigée en 1936, par les pères spiritains français non loin de la première église catholique, aujourd’hui disparue, bâtie en 1898 par les pères pallotins allemands.

L’avènement du catholicisme au Cameroun a pour origine le baptême en Allemagne du premier catéchumène camerounais, Andreas Kwa Mbange, le 6 janvier 1889.Né en 1873, il arrive à l’âge de quatorze ans pour apprendre le métier de boulanger. Il y découvre alors le culte catholique dans un couvent bénédictin et demande à être baptisé. A la suite de ce baptême, la question de l’évangélisation du Cameroun sera discutée à Berlin et à Rome.

L’année 1890 sera déterminante. En mars, un décret du pape Léon XIII crée la préfecture apostolique du Cameroun et la confie aux missionnaires pallottins. Le 25 octobre 1890, le père Vieter, préfet apostolique, débarque à Kamerunstadt (Douala), à la tête d’une délégation de sept missionnaires. Le lendemain, 26 octobre 1890, il dit, dans la factorerie Woermann à Bonanjo, alors dénommée Belldorf, la toute première messe catholique en terre camerounaise.Mais, en décembre 1890, confrontés à l’hostilité des protestants qui veulent garder la mainmise sur Kamerunstadt, les missionnaires catholiques sont obligés de quitter la côte. Ils fondent la première mission catholique du Cameroun à Marienberg (Sanaga).

Les rivalités locales entre catholiques et protestants s’exprimeront également autour de la langue d’enseignement pour l’école confessionnelle, outil indispensable à la propagande religieuse.

Les Pallotins quittent le Cameroun dans le sillage des Allemands, après leur défaite en 1914, et sont remplacés par les spiritains français en 1916.




// Arches de la mémoire

Le projet Douala, ville d'art et d'histoire consiste à baliser trente sites et bâtiments historiques de la ville de Douala, dans la période qui s'étend de la fin du XVIè siècle jusqu'à l'indépendance du Cameroun en 1960.

Le balisage de ces lieux, témoins du passé, s'effectue au moyen de mobilier urbain, les arches de la mémoire, dessinées par la designer Sandrine Dole. La forme utilisée évoque ces arches de palmes qui balisent traditionnellement l'entrée des lieux en fête au Cameroun. Ces arches, désormais faites de métal, sont autant de portes temporelles ouvrant vers un passé de résistances aux violences coloniales.

Les textes, inscrits sur des plaques de plexiglas et rédigés par les historiens Valère Epée, Lionel Manga et Blaise Ndjehoya, expliquent en français et en anglais (les deux langues officielles du Cameroun) l'histoire de ces sites et de la ville de Douala.

Actuellement Les arches du programme "Douala, Ville d'Art et d'Histoire" sont posées dans dix-huit sites de la ville :

Douze arches, implantées au quartier Bonanjo, retracent la mise en place des institutions judiciaires, pénitentiaires, commerciales et sanitaires, par les administrations coloniales successives(britannique, allemande et française), ainsi que le lignage des rois Bell.
Six arches, implantées au quartier Akwa, présentent l'introduction de la chrétienté au Cameroun, les bases de la construction urbaine de la ville de Douala et le premier hôpital public dédié aux indigènes.

Douze dernières arches restent à poser dans la ville.

Un projet soutenu par EED Bonn, et l'ambassade d'Allemagne à Yaoundé.