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// Ancienne Résidence du Chef de Circonscription

Construite en 1930, cette élégante maison de style art nouveau a d'abord été la résidence de fonction du Chef de circonscription de Douala.

Bâtie sur le site de l'ancien Tribunal des races institué sous le Protectorat allemand après 1884, elle abrite aujourd'hui le Tribunal de Grande Instance.

Jusqu'en 1928, le Tribunal des races, hérité de la Court of Equity anglo-duala de 1856, juge les conflits relatifs au droit coutumier ainsi que les litiges entre autochtones dont les peines et amendes sont plafonnés à six mois de prison et cent marks d'amende. Les chefs qui y siègent sont nommés par le Gouverneur allemand sur proposition du Chef de district, et dépourvus d'autorité politique. En plus de leurs fonctions de conciliateurs ou de juges au Tribunal des races, les chefs indigènes servent comme officiers d'état-civil et d'intermédiaires pour la collecte de l'impôt de capitation. Pour cela, ils achètent cette charge publique au prix minimal d'un boeuf. Le Mandat français reconduira le Tribunal des races en conservant les mêmes dispositions.

Dans les années 30, le Chef de circonscription français est l'équivalent du Chef de district de la période allemande. En tant qu'administrateur, équivalent d'un Préfet actuel, il a la main mise sur les secteurs du logement, de la santé, de la sécurité, de la salubrité, et du sous ordonnancement. Son pouvoir est total et global.




// Arches de la mémoire

Le projet Douala, ville d'art et d'histoire consiste à baliser trente sites et bâtiments historiques de la ville de Douala, dans la période qui s'étend de la fin du XVIè siècle jusqu'à l'indépendance du Cameroun en 1960.

Le balisage de ces lieux, témoins du passé, s'effectue au moyen de mobilier urbain, les arches de la mémoire, dessinées par la designer Sandrine Dole. La forme utilisée évoque ces arches de palmes qui balisent traditionnellement l'entrée des lieux en fête au Cameroun. Ces arches, désormais faites de métal, sont autant de portes temporelles ouvrant vers un passé de résistances aux violences coloniales.

Les textes, inscrits sur des plaques de plexiglas et rédigés par les historiens Valère Epée, Lionel Manga et Blaise Ndjehoya, expliquent en français et en anglais (les deux langues officielles du Cameroun) l'histoire de ces sites et de la ville de Douala.

Actuellement Les arches du programme "Douala, Ville d'Art et d'Histoire" sont posées dans dix-huit sites de la ville :

Douze arches, implantées au quartier Bonanjo, retracent la mise en place des institutions judiciaires, pénitentiaires, commerciales et sanitaires, par les administrations coloniales successives(britannique, allemande et française), ainsi que le lignage des rois Bell.
Six arches, implantées au quartier Akwa, présentent l'introduction de la chrétienté au Cameroun, les bases de la construction urbaine de la ville de Douala et le premier hôpital public dédié aux indigènes.

Douze dernières arches restent à poser dans la ville.

Un projet soutenu par EED Bonn, et l'ambassade d'Allemagne à Yaoundé.