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// Temple de Bonalembe

Edifié en 1899 par la Mission Suisse Allemande de Bâle, le temple de Bonalembè est le troisième Bethel (Maison de Dieu) implanté à Kamerunstadt (Douala).

Le premier Bethel a été construit en 1845, à l'emplacement de l'actuel temple du Centenaire à Akwa, par le pasteur anglais Alfred Saker de la Baptist Missionary Society of London. Cette mission est remplacée en 1886 par la Mission de Bâle qui arrive à Kamerunstadt sous administration allemande.

Le second Bethel, qui n'existe plus, naît du conflit entre la Mission de Bâle et la "Native Baptist Church" (NBC), église baptiste autochtone qui est née sous la protection des missionnaires anglais en 1849. La Native refuse de se soumettre à l'autorité spirituelle des Bâlois et, pour affirmer son autonomie et une identité propre, crée le Nouveau Bethel. En mars 1888, deux ans après leur arrivée, les missionnaires bâlois sont obligés de quitter Akwa pour s'installer chez le roi Bell, à Bonadouma (Bonapriso). Ils y établissent le Bethel aujourd'hui disparu.

Le troisième Bethel, est construit par les Baptistes de Berlin qui arrivent en 1891 appelés à la rescousse par les responsables de la NBC, totalement isolés. Mais, les missionnaires berlinois vont empiéter sur l'indépendance des "natives" qui continuent de résister à toute forme de tutelle. Nouvelle scission. Les baptistes berlinois édifient alors ce temple de Bonalembe que les autochtones baptiseront également le Bethel des Blancs.




// Arches de la mémoire

Le projet Douala, ville d'art et d'histoire consiste à baliser trente sites et bâtiments historiques de la ville de Douala, dans la période qui s'étend de la fin du XVIè siècle jusqu'à l'indépendance du Cameroun en 1960.

Le balisage de ces lieux, témoins du passé, s'effectue au moyen de mobilier urbain, les arches de la mémoire, dessinées par la designer Sandrine Dole. La forme utilisée évoque ces arches de palmes qui balisent traditionnellement l'entrée des lieux en fête au Cameroun. Ces arches, désormais faites de métal, sont autant de portes temporelles ouvrant vers un passé de résistances aux violences coloniales.

Les textes, inscrits sur des plaques de plexiglas et rédigés par les historiens Valère Epée, Lionel Manga et Blaise Ndjehoya, expliquent en français et en anglais (les deux langues officielles du Cameroun) l'histoire de ces sites et de la ville de Douala.

Actuellement Les arches du programme "Douala, Ville d'Art et d'Histoire" sont posées dans dix-huit sites de la ville :

Douze arches, implantées au quartier Bonanjo, retracent la mise en place des institutions judiciaires, pénitentiaires, commerciales et sanitaires, par les administrations coloniales successives(britannique, allemande et française), ainsi que le lignage des rois Bell.
Six arches, implantées au quartier Akwa, présentent l'introduction de la chrétienté au Cameroun, les bases de la construction urbaine de la ville de Douala et le premier hôpital public dédié aux indigènes.

Douze dernières arches restent à poser dans la ville.

Un projet soutenu par EED Bonn, et l'ambassade d'Allemagne à Yaoundé.