0

// L’Arche du temps, Sandrine Dole

Proposition design pour marquer les sites d'Art & Histoire

Le passant est attiré de loin, par un élément en hauteur. Il s'approche en suivant le zig zag qui porte une plaque informative et forme une arche, orientée face au site. Il traverse alors l'arche, comme il entrerait dans le temps, sa découverte étant ici aussi interactive. La forme fluide, ininterrompue, du panneau évoque une continuité spatio-temporelle. L'arche, couramment utilisée pour marquer un espace et/ou un événement, se réfère en particulier ici aux arches végétales plantées au Cameroun. Les choix plastiques marquent l'appartenance à l'environnement urbain en faisant référence à des éléments préexistants à Douala : les panneaux de signalisation ou les poteaux d'éclairage.

Sandrine DOLE




// Arches de la mémoire

Le projet Douala, ville d'art et d'histoire consiste à baliser trente sites et bâtiments historiques de la ville de Douala, dans la période qui s'étend de la fin du XVIè siècle jusqu'à l'indépendance du Cameroun en 1960.

Le balisage de ces lieux, témoins du passé, s'effectue au moyen de mobilier urbain, les arches de la mémoire, dessinées par la designer Sandrine Dole. La forme utilisée évoque ces arches de palmes qui balisent traditionnellement l'entrée des lieux en fête au Cameroun. Ces arches, désormais faites de métal, sont autant de portes temporelles ouvrant vers un passé de résistances aux violences coloniales.

Les textes, inscrits sur des plaques de plexiglas et rédigés par les historiens Valère Epée, Lionel Manga et Blaise Ndjehoya, expliquent en français et en anglais (les deux langues officielles du Cameroun) l'histoire de ces sites et de la ville de Douala.

Actuellement Les arches du programme "Douala, Ville d'Art et d'Histoire" sont posées dans dix-huit sites de la ville :

Douze arches, implantées au quartier Bonanjo, retracent la mise en place des institutions judiciaires, pénitentiaires, commerciales et sanitaires, par les administrations coloniales successives(britannique, allemande et française), ainsi que le lignage des rois Bell.
Six arches, implantées au quartier Akwa, présentent l'introduction de la chrétienté au Cameroun, les bases de la construction urbaine de la ville de Douala et le premier hôpital public dédié aux indigènes.

Douze dernières arches restent à poser dans la ville.

Un projet soutenu par EED Bonn, et l'ambassade d'Allemagne à Yaoundé.