// L’Arbre à Palabres, Frédéric Keiff
L’artiste, donnant un caractère contemporain et urbain au concept traditionnel de l’arbre à palabres, a équipé celui-ci de bancs dont les assises en bois s’étirent entre ses racines.
"Une graine de tôle est tombée dans la poussière rouge de la terre.
La saison des pluies l'a fait germer de rouille.
Un arbre métallique a maintenant poussé.
Fin mais puissant il a tissé ses racines et élancé ses branches pour fabriquer un réseau, un espace.
Un abri pour les hommes, un lieu de discussion et d'échanges, de réflexion et de méditation.
Une construction sans porte, toute ouverte sur le monde.
Ici. pas de courants d'airs, ni de querelles de clochers.
Ici c'est l'Afrique, terre des hommes libérés.
Déjà les ramures se sont recouvertes d'une floraison plastique. L'émail et le verre cisèlent la lumière en des reflets bleutés.
Ils sont tous là, représentés.
Ils se tiennent debout sous l'arbre qu'ils ont planté."
Frédéric Keiff
L’arbre, qui culmine à 5,1 mètres, pour une envergure de 7 mètres, est réalisé en fers à béton peint et en éclats de verre et de matière plastique liés par du silicone. Il est solidement fiché au sol par ses racines métalliques. Initialement prévu pour remplacer, sur le site de Bonambappe, un ancien baobab détruit par la foudre, il a été refusé, contre l’avis de la population, par les autorités traditionnelles de Bonambappe et a été accueilli sans réserves par le Prince René Douala Manga Bell à Bonanjo.
