0
0
0
0

// L’Arbre à Palabres, Frédéric Keiff

L’artiste, donnant un caractère contemporain et urbain au concept traditionnel de l’arbre à palabres, a équipé celui-ci de bancs dont les assises en bois s’étirent entre ses racines.

"Une graine de tôle est tombée dans la poussière rouge de la terre.

La saison des pluies l'a fait germer de rouille.

Un arbre métallique a maintenant poussé.

Fin mais puissant il a tissé ses racines et élancé ses branches pour fabriquer un réseau, un espace.

Un abri pour les hommes, un lieu de discussion et d'échanges, de réflexion et de méditation.

Une construction sans porte, toute ouverte sur le monde.

Ici. pas de courants d'airs, ni de querelles de clochers.

Ici c'est l'Afrique, terre des hommes libérés.

Déjà les ramures se sont recouvertes d'une floraison plastique. L'émail et le verre cisèlent la lumière en des reflets bleutés.

Ils sont tous là, représentés.

Ils se tiennent debout sous l'arbre qu'ils ont planté."

Frédéric Keiff

L’arbre, qui culmine à 5,1 mètres, pour une envergure de 7 mètres, est réalisé en fers à béton peint et en éclats de verre et de matière plastique liés par du silicone. Il est solidement fiché au sol par ses racines métalliques. Initialement prévu pour remplacer, sur le site de Bonambappe, un ancien baobab détruit par la foudre, il a été refusé, contre l’avis de la population, par les autorités traditionnelles de Bonambappe et a été accueilli sans réserves par le Prince René Douala Manga Bell à Bonanjo.




// SUD 2007

L'ensemble des propositions artistiques du SUD2007 ont abordé des sujets brûlant ou d'actualité : tradition/modernité, rurbanité et bruits de la ville, mobilité urbaine, poétique de l'éclairage urbain, petits métiers de « seconde zone », monde de l'art bafoué par les politiques culturelles, intégration continentale africaine, repère historico-géographique...

Durant le SUD2007, le patrimoine de la ville de Douala s'est enrichi de trois (3) nouvelles œuvres d'art contemporain : L'arbre à palabres de Bonambappe, de l'artiste français Frédéric Keiff, Nje Mo Ye du camerounais Koko Komegne, SUD-Obélisk du marocain Faouzi Laatiris. A l'occasion du festival, La Nouvelle Liberté, du camerounais Joseph Sumegne a été achevée.

Plusieurs évènements éphémères ont animé la vie de la cité. : Black Bodies Swinging de la congolaise Michèle Magema ; ..

Deux conférences, l'une ayant pour thème La Nouvelle Liberté et son impact, l'autre portant sur les méthodologies de l'impact de la création sur l'urbain, ont prolongé la réflexion Ars & Urbis entamée en décembre 2005, à Douala.

La projection du film Les bacchantes de Jean-Pierre Bekolo et un concert de musique hip hop de rappeurs camerounais ont agrémenté le SUD d'une esthétique très urbaine.

Les créateurs qui ont contribué au SUD 2007 étaient en majorité camerounais (12 si on considère les membres de collectifs), mais également des français (3) et des africains (2 - Maroc et Congo). Les 5 artistes étrangers ont effectué une résidence à Douala préalable à la réalisation de leur oeuvre de création.

La seconde édition du SUD s'est déroulée du 4 au 11 décembre 2010.